Bienvenue dans l'univers des crapouilleries. Vous trouverez ici les derniers exploits de la crapouille, les 'oeuvres' de
maman crapouille, Les petits riens et les grands tout ça de la vie :)
L'année scolaire s'achève. Une page se tourne, et je m'apprête à écrire non pas une nouvelle page mais un nouveau
chapitre. Dans deux mois, j'enseignerai de l'autre coté du département. La crapouille et moi allons donc partir de cette ville et nous laisserons derrière nous quelques amis, mais aussi nos mauvais
souvenirs. A l'heure où j'écris ces lignes, nous n'avons pas encore de nouvelle adresse, mais nous savons que nous allons partir.
Je fais partie de ces rares privilégiés pour qui les nouvelles règles du mouvement ont été favorables. Du fait de mon histoire, de ma situation, l'administration a jugé opportun de me rapprocher de
ma famille et de m'octroyer un poste à titre définitif. La crapouille a besoin de stabilité et de sécurité. Si j'avais du 'subir' le mouvement avec mon barême, elle n'aurait pas connu de stabilité
avant plusieurs années. Si nous restions ici, nous ne nous serions jamais senties en sécurité. Nous partons donc, et pour de bon. Je suis allée dans ma nouvelle école, j'ai rencontré l'équipe. Je
sais qu'il faudra que je fasse mes preuve, mon barême bonifié étant connu. Je vais donc faire profil bas quelque temps, et tout se passera bien. Les conditions ne seront pas du tout les même là
bas. Mes parents pourront prendre le relais en cas de besoin.
Il est grand temps pour nous de tourner cette page, si pesante, qui empoisonne notre vie de tous les jours. Il est grand temps pour nous de partir, de nous reconstruire loin des lieux où tout s'est
passé. Nous allons avoir de nouveaux repères, nous entachés par des souvenirs douloureux, ou chargés émotionnellement parlant.
Dans une semaine, nous avons rendez vous pour le bilan concernant la crapouille. J'espère qu'un suivi sera mis en place. Elle est de plus en plus difficile à gérer, du fait de ses angoisses. Je
suis épuisée moralement, physiquement. J'ai besoin qu'on me donne un coup de main. Je n'ai plus les réponses qui l'appaisent, je n'ai plus la sérénité nécessaire. Je suis fatiguée. Fatiguée de ses
crises, fatiguée de la voir souffrir, fatiguée d'être testée jour après jour, partout et otut le temps. Fatiguée de son opposition. Et ce qui me fait le plus mal, c'est de voir qu'avec les autres,
tout va mieux. A la maison, c'est de pire en pire. Et j'ai beau me remettre en question, essayer de trouver des solutions, je n'en ai plus. Je ne sais pas ce que je fais mal, je ne sais pas comment
stopper cette opposition systématique et radicale. Je n'ai plus les réponses. Je ne sais pas être impuissante. Mais je me rend compte que ce que je fais est pour le moins inefficace. Espérons que
nosu repartirons sur de meilleures bases, ailleurs. Si d'un côté, ça a un goût de fuite, de l'autre, c'est surtout une chance de tout recommencer. De raser pour mieux reconstruire. Nos fondations
sont fissurées, un mur s'est effondré et le stress et l'insécurité s'infiltrent partout.
Nouveau départ professionnel aussi. Je quitte le nid de guèpe qu'était mon école de cette année et je vais enseigner à des CP-CE1. 6 CP, 17 CE1. Toujours en cours double, mais je fais le grand saut
dans le cycle 2. Dès vendredi, je me rendrai de nouveau à l'école, pour récupérer les clés, prendre 'possession' de ma classe, et faire mes commandes. Le plus beau dans tout ça, c'est que la
nouvelle école sera construite d'ici deux ans. En attendant, nous serond dans des préfabriqués. ça ne me dérange pas du tout, d'autant moins que dans 2 ans, je rentrerai dans des locaux neufs, dans
une classe qui sera la mienne. Et ça, c'est un peu magique. J'ai souvent eu la sensation que les locaux gardent une trace de ceux qui les ont occupés. Et j'aime l'idée d'être la première à laisser
une trace dans une classe. Je sais, c'est tout bête, mais je ne sais pas pourquoi, c'est important pour moi.
J'ai hâte de me lancer dans l'aventure du cycle 2, d'autant que je serai inspectée. De nombreuses préripéties à prévoir !!
Ce soir, je suis à la fois triste et heureuse. Triste de mon impuissance à soulager ma fille, heureuse de tourner la page.
Derniers Commentaires